Les franchises médicales ont d’abord été présentées pour combler le déficit de la Sécurité. Aujourd’hui, elles sont proposées par Nicolas Sarkozy pour financer les plans « cancer », « Alzheimer » et les soins palliatifs. Elles vont se rajouter à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer depuis la loi de 2004 sur le financement de la Sécurité Sociale. Les mauvais prétextes se succèdent : « maîtrise des dépenses de santé », « trou de la Sécurité Sociale », « plan « cancer », …
Les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. Une personne sur cinq est déjà contrainte à renoncer à certains soins, achat de lunettes ou prothèses dentaires.
Avec les franchises médicales, les malades paient pour les malades. Ils donneront 50 centimes d’euro sur chaque boîte de médicament et chaque acte paramédical et 2 euros sur chaque transport sanitaire.
Prenons l’exemple d’une famille avec 2 enfants majeurs :
- Franchises médicales Sarkozy, évoquées ci-dessus. Elles sont plafonnées à 50 euros par an et par patient. Pour la famille, la dépense peut donc atteindre 200 euros.
- Forfait annuel sur les actes médicaux à la charge des assurés depuis 2004 (forfait de 1 euro par acte médical, payé par le patient), plafonné aussi à 50 euros. La dépense peut encore atteindre 200 euros pour la famille.
- Forfait de 18 euros pour les actes hospitaliers, payé par le patient pour « améliorer les recettes des établissements de santé »
- Si on y ajoute les déremboursements de médicaments décrétés par la droite depuis 2002, et qu’il faut parfois acheter quand même, la dépense annuelle de la famille sera supérieure à 500 euros.
En 1945, la Sécurité Sociale a été créée pour que riches ou pauvres, jeunes ou vieux, soyons tous égaux dans l’accès aux soins : chacun doit cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. C’est le principe même de la solidarité. Avec les franchises médicales, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondamentaux de la Sécurité Sociale.
Dans un de ses discours, Nicolas Sarkozy dit : « l’assurance maladie n’a pas vocation de tout prendre en charge ». Est-ce une proposition pour créer des assurances privées, à l’américaine, où selon le prix du contrat, la couverture varie : plus on est malade, plus on doit payer ? Soyons vigilants !
Le programme santé des SOCIALISTES, c’est entre autres : restaurer l’égalité d’accès aux soins comme première priorité, création d’un service public de la petite enfance, une carte-santé pour les jeunes de 16 à 25 ans, sans conditions de ressources et devant l’allongement de la durée de vie, développer les filières gériatriques.
En un mot, c’est la solidarité !
Christian CONDETTE
Militant Socialiste